Britten - Pärt

Présentation des œuvres

Te Deum

La plupart des Te Deum sont des compositions puissantes, utilisant de larges effectifs orchestraux, écrits pour des victoires ou de grandes solennités.

Arvo Pärt a composé son Te Deum (1984) pour un effectif restreint : 3 petits chœurs, un piano et un orchestre à cordes. Cette composition n’a pas de caractère dramatique ou douloureux, et aucune grandiloquence. C’est une sorte de prière contemplative et mystique.

Arvo Pärt écrit à propos de sa composition : Le texte liturgique du Te Deum est composé de vérités immuables. Pour moi, c’est comme le panorama d’une chaîne de montagnes dans son immuabilité constante. Le peintre suisse Martin Ruf m’a dit un jour que par temps clair dans les montagnes, il distinguait plus de 20 nuances de bleu. Ces montagnes bleues, j’ai immédiatement commencé à les entendre. Je voulais transmettre un état de solitude. Cet état pouvant être infini dans le temps, je voulais faire ressortir de ce flux une parcelle temporelle de l’infini. J’ai retiré doucement une musique du silence et du vide. La composition de ce Te Deum a été la recherche de quelque chose en perpétuelle fuite, quelque chose qui a depuis longtemps été perdu ou qui n’a pas encore été trouvé, la recherche de quelque chose supposé inexistant et pourtant qui est réel en nous-mêmes et aussi en dehors de nos existences.

 

Cantate saint Nicolas

Écrite pour ténor solo, l'œuvre comprend troix chœurs : un chœur mixte principal, un chœur de voix de femmes (placé sur une galerie) et trois voix de garçons représentant les enfants ramenés à la vie par saint Nicolas. L'orchestration est très originale : des cordes, un piano à quatre mains, un orgue et de la percussion.

Sur un texte d'Eric Crozier, la cantate met en scène neuf épisodes légendaires de la vie de Saint Nicolas. La partie du ténor, aussi belle que difficile, était destinée à être chantée par Peter Pears.

La première partie relate la naissance du saint : cordes et piano soutiennent la mélodie du soliste ponctuée par une sorte de plain-chant du chœur. La prière de Nicolas ainsi que le miracle des enfants mis au saloir et ramenés à la vie sont d'autres moments forts. Évoquant la mort de Nicolas, le final est empreint d'une magnifique ferveur.