Ein Deutsches Requiem

Le Requiem allemand de Brahms (1833-1897) tient une place centrale dans le coeur de beaucoup d’Allemands, car il parle la langue des racines. À mille lieues de la messe des morts du culte catholique (à qui Brahms n’emprunte que le titre), il puise son énergie dans la terre humble et confiante des disciples de Luther – ces Allemands du Nord qui, au lieu d’adresser des prières pour les défunts, préfèrent consoler les vivants dans la peine.